1 exposition, 2 lieux, 40 artistes, 80 propositions : DYNASTY résulte d’une collaboration inédite entre le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC et le Palais de Tokyo.
DYNASTY est une exposition qui se déploie sur deux lieux. Quarante artistes investissent la totalité des espaces d’exposition et présentent chacun, dans un mouvement stéréophonique original, une oeuvre dans chaque institution. Nouvelle étape dans la collaboration entre les deux ailes du bâtiment cette exposition marque aussi un engagement fort des deux institutions envers la création émergente.
Nicolas Milhé, Respublica, 2009 - Courtesy de l’artiste, Copyright : Pierre Antoine - Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC - Palais de Tokyo, 2010
L'ARC consacre une exposition d’envergure à l’artiste américaine Sturtevant, qui vit et travaille à Paris. Pionnière dans les débats relatifs à la reprise, elle pose la question de l’originalité, de l’aura et du pouvoir de l’art.
The Razzle Dazzle of Thinking présente une sélection de pièces majeures dont l’inédite House of Horrors (2010), un train fantôme grandeur nature spécialement conçu pour cette première monographie à Paris, ainsi que Elastic Tango (2010), une pièce de théâtre vidéo en trois actes sur neuf moniteurs.
Précédant de quinze ans le mouvement des ‘appropriationnistes’ des années 1980, Sturtevant a d’emblée répliqué le travail d'autres artistes tels qu’Andy Warhol, Jasper Johns, Marcel Duchamp, Joseph Beuys, Frank Stella ou Felix Gonzalez-Torres, avant que leur travail ne soit reconnu sur la scène internationale. Cela témoigne d’une intuition visionnaire, de sa capacité à identifier de futures icônes.
Son but est de stimuler le discours critique, ainsi que Sturtevant l’explique : « L’intention était de développer des questions actuelles en esthétique, de sonder les concepts et les limites de l’originalité, de dévoiler l’infrastructure de la peinture et de la sculpture, et d’ouvrir de vastes espaces à la nouvelle pensée. » Maîtrisant parfaitement la sculpture, la peinture, la photographie et la vidéo, l’artiste produit une gamme complète d’œuvres définies comme « originales ».
Charley Toorop
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris offre la première rétrospective à Paris consacrée à Charley Toorop, artiste phare de l’art moderne néerlandais. Reprise de l’exposition Surtout pas de principes organisée en 2008 par Marja Bosma au Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam, elle en présente une version adaptée, y intégrant notamment une « chambre d’amis ». Artistes de sa famille et de son cercle y prennent place illustrant la situation de Charley Toorop, à la croisée des chemins de la modernité.
L’exposition comprendra environ 110 œuvres : 77 de Charley Toorop et d’autres, de différents artistes, amis ou proches : Bart van der Leck, Fernand Léger, Piet Mondrian, Gerrit Rietveld, Ossip Zadkine, Jan Toorop, Edgar Fernhout, John Rädecker, Pyke Koch, Henk Chabot, Joris Ivens, John Fernhout et Eva Besnyö.
Après des débuts placés sous le signe du luminisme, puis d’un expressionnisme d’une tonalité sombre, l’artiste atteint vers 1927 sa pleine maturité artistique s’inscrivant alors dans le courant de la nouvelle objectivité qu’elle approfondira de manière singulière jusqu’à sa mort en 1955.